01 juillet 2008
Marie-Madeleine, le livre de l'Elue
Juste après " le treizième conte ", j'ai eu envie de lire un autre roman ésotérique sans trop savoir lequel me plairait.
J'ai acheté " Marie-Madeleine, le livre de l'Elue " de Kathleen Mc GOWAN un peu par hasard et je ne regrette pas mon choix.
L'héroïne, Maureen, est un écrivain à succès ; son dernier ouvrage, historique, tente de réhabiliter les femmes dans l'Histoire, celles qu'on a pu accuser de tous les maux, sorcières, reines despotiques, etc.…Un de ses chapitres est consacré à Marie-Madeleine qui n'aurait été qu'une prostituée, maîtresse de Jésus.
Les événements troublants s'enchaînent, depuis l'achat d'une bague énigmatique à Jérusalem, jusqu'au ruines de Rennes-le-Château, en passant par les visions de Maureen, les assassinats et les confréries secrètes.
Le roman intercale des épitres de Marie-Madeleine tels qu'ils auraient pu exister (et d'ailleurs ? pourquoi pas ? même la fin ménage une théorie) et nous emmène dans les châteaux cathares, en Israël dans un voyage initiatique palpitant.
Il semblerait que 2 autres romans soient à l'écriture, et je m'en réjouis ! j'ai lu très vite celui-ci et je suis pressée de suivre d'autres histoires dans l'Histoire.
07 juin 2008
BABA YAGA
Jules aime beaucoup qu'on lui raconte des histoires, et il affectionne surtout les contes...
Son préféré est sans doute BABA YAGA, la vilaine sorcière édentée de la tradition russe !
Nous avons décidé de rechercher tous les exemplaires différents de ce livre, éditions anciennes et parutions contemporaines. Pour l'instant, nous n'en avons que 2 : celui que je possédais quand j'étais petite fille et le tout dernier paru, avec les illustrations magnifiques de Rebecca DAUTREMER :
en cherchant sur le net, j'ai trouvé ceux-ci, que j'espère dénicher en brocante :
23 mai 2008
Les dames de nage
Emue...touchée...troublée...voila (presque) tout ce que j'aurais à dire sur ce roman de Bernard GIRAUDEAU "Les dames de nage".
Et tellement plus, pourtant !!
Jamais je n'aurais imaginer un tel amour des mots chez Giraudeau...les phrases glissent comme un drap de soie qui vous enrobe...je me suis laissée bercer, porter par-delà les mers, j'ai posé mes pieds sur la terre d'Afrique, senti la poussière des montagnes andines, respiré les fleurs de tiaré et senti la pluie chaude sur mes épaules, vibré aussi au rythme du roulis de son bateau ou de la guitare chilienne, des tangos des bordels argentins...
Ce roman est une ode à LA femme. Qu'importe qu'il s'agisse d'une jeune femme peule ou d'Amélie, son premier émoi d'enfant, d'une vieille femme derrière sa fenêtre ou d'un travelo des trottoirs de Manille. Giraudeau est un amoureux de l'amour, de la sensualité, de la liberté. Il ouvre grand les yeux sur le monde, sur l'humanité. A la recherche du bonheur, éperduement, comme d'un trésor...et toujours le coeur immense, généreux.
J'ai retrouvé dans ce roman ce que j'ai aimé dans les aquarelles de voyage de Titouan LAMAZOU et aussi un peu des chansons de LAVILLIERS. Mélange d'Afrique et d'Amérique du Sud, en musique et en images.
collection POINTS - n°1946 - 254 pages
21 mai 2008
Le magasin des suicides
Quelle histoire saugrenue ! Tout ce qu'il faut pour passer de vie à trépas se vend chez Lucrèce et Mishima : le XXIIème siècle déverse son lot de catastrophes quotidiennes et la vie y est insupportable. Défilent dans le Magasin des suicides, tous ceux qui veulent en finir et ils trouvent dans cette boutique peu ordinaire quantité de poisons, des cordes en chanvre tressées à la main et même des herbes mortelles au rayon frais.
Au milieu de cette morosité ambiante, un petit garçon aux boucles blondes et son sourire, son optimisme indéfectible et ses chansonnettes ! ! ! De quoi rendre fous Lucrèce et Mishima !
C'est amusant à lire, un peu caustique, sans doute quelque peu visionnaire et la "chute" (au sens propre comme au figuré) est déconcertante !
J'ai lu ce roman en 1h20 hier soir, sourire au coin des lèvres, moment guilleret de lecture.
Une très agréable parenthèse.
éditions POCKET -n°13546- 157 pages
20 mai 2008
Le 13ème Conte
Je venais tout juste de finir "L'ombre du vent" de Carlos Luis ZALFON qui m'avait laissée dans un état second...impossible de trouver un seul livre qui me plaise et je ne passais pas une journée sans faire le tour de mes librairies favorites dans l'espoir de trouver un roman un peu énigmatique.
La couverture du "Treizième conte" m'a attirée...forcèment, elle montrait de vieux livres ! et la 4ème de couverture m'a fait sourire : encore une histoire d'écrivain et de "roman-fantôme" ;o)
Une vieille dame malade qui convoque une jeune fille dans sa maison pour lui raconter enfin la vérité, lui dévoiler ce qu'aurait dû révéler le "13ème conte", celui qui n'avait jamais été écrit...
Des jumelles coupées du monde, communicant seulement entre elles ; l'une passive et sous la domination de l'autre, violente et rusée. Un manoir perdu dans les brumes de la lande qui finit par s'évanouir en incendie criminel...et des personnages qui croisent leur destin : la vieille gouvernante qui perd la mémoire, le jardinier quelque peu revêche, l'oncle qui ne se remet pas de la mort de sa soeur, le médecin de campagne et la jeune perceptrice, adepte de psychologie...
Ambiance mystérieuse et secrets de famille, folie meurtrière ou auto-destructrice : presque tous les ingrédients d'un roman policier dans l'Angleterre du XIXème siècle, comme si Agatha Christie avait pu allier sa plume à celle de Jane Austen.
éditions POCKET - n°13373 - 568 pages
19 mai 2008
Achats du jour
Décidèment, dès que j'approche d'une librairie (et il y en a 3 à moins de 200 mètres de mon lieu de travail), je ne peux m'empêcher d'aller rôder dans les rayons, dans l'espoir de trouver LE livre qui me procurera encore des moments de bonheur ;o)
Aujourd'hui, j'ai craqué pour 3 romans :
3 romans différents mais dont la lecture prochaine m'enchante ! "Les dames de nage" de GIRAUDEAU auront sans doute l'honneur de débuter le bal, dès que j'aurai fini "Le treizième conte" de Diane SETTERFIELD ;o)
07 mai 2008
Accessible à certaine mélancolie
Milan, reporter de guerre, aime les femmes. Il les séduit, en épouse certaines qu'il cesse aussitôt d'aimer, et s'entoure de maîtresses partout où son journal l'envoie en mission. Plutôt qu'aimer les femmes, il aime la séduction, le jeu de l'amour. Il rencontre Rose et presqu'aussitôt, Anne, chirurgien-plasticien spécialisée dans la reconstruction de nez. De l'une à l'autre, d'une maitresse votchélienne à une maitresse hongroise, Milan s'égare, ne sait plus. Il voulait juste mourir pour ne plus avoir à choisir, c'est le destin qui décidera pour lui.
Valse hésitation des sentiments amoureux, le roman analyse finement les errements du héros qui, à peine acquis à la certitude d'avoir rencontré enfin le grand amour, sait qu'il est déjà en train de le perdre, de ne plus ressentir l'émoi. La guerre et le journalisme ne sont que toiles de fond à son désarroi ; Milan aurait pu être boulanger, si le fracas des bombes sur la Votchélie n'ajoutait à son propre malaise un sentiment d'insécurité, de fragilité de la vie.
Lu en 2 heures, ce roman m'a laissé hésitante : peut-être sa fin ne me plait-elle pas ? ou peut-être parce que certains "détails" ne sont pas assez exploités, alors que les situations trop rapidement abordées auraient donné de la matière au héros, auraient permis de creuser les zones d'ombre de sa personnalité. Même si j'ai trouvé la lecture agréable, il me reste un goût de "trop court" en fermant le livre.
collection POINTS - 154 pages
06 mai 2008
Deux jours à tuer
Ce livre m'avait fait de l'oeil, peut-être à cause de la photo de couverture...et puis, il y a eu les critiques du film adapté du roman avec Albert Dupontel qui me donnaient envie d'en savoir plus sur cette histoire d'un homme qui, tout à coup, perd pied dans sa vie bien ordonnée.
Coup de coeur !!
"Deux jours à tuer", c'était surtout 2 heures intenses de lecture, étonnée de cette descente aux enfers d'Antoine Meliot, le héros à qui tout semblait sourire...Lecture fébrile au fil de sa spirale infernale qui le force à tout détruire autour de lui. Lecture envoûtante pour découvrir enfin ce qu'est son "araignée noire", ce qui le terrifie.
François D'EPENOUX - Deux jours à tuer
éditions Le Livre de Poche
"Maintenant, tout en dansant, le héros de la fête promenait ses yeux rouges sur ceux qui l'entouraient, s'attardant sur l'un, sur l'autre, et souriant à tous. Il l'adorait, sa femme. Ils les adoraient, ses amis. Sans réserve, sans arrière-pensée, avec l'amour pur et instinctif des gens soûls. Il les regardait, ému aux larmes. Il se sentat aussi proche d'eux qu'un frère. Tiens, il les aurait bien pris, un par un, dans ses bras, juste pour leur dire qu'il les aimait, que c'était idiot, que c'était comme ça, et qu'il n'y avait rien d'autre à ajouter. Mais pas question de se laisser aller."
Je me lance !
avec mes mots...pour partager mes lectures, coups de coeur ou déceptions, pour savourer le rythme des mots, l'enchantement des pages...




















